Perspectives

Au cours des trois dernières années, Telenet a prouvé sa capacité à convertir un chiffre d'affaires stable et équilibré en une solide croissance de l’Adjusted EBITDA et du flux de trésorerie disponible ajusté. Ayant réalisé une croissance financière solide en 2018 grâce aux synergies accélérées liées au MVNO et au contrôle strict des coûts, nous avons également réussi à atteindre les objectifs ambitieux pour la période 2015-2018. Nous avons atteint un TCAC sur l'Adjusted EBITDA d'un peu plus de 6% au cours des trois dernières années, ce qui se situait au milieu de notre fourchette annoncée lors de notre Capital Markets Day en avril 2016.

Comme annoncé lors du Capital Markets Day de décembre 2018, nous visons à générer une croissance rentable et durable au cours de la période 2018-2021, avec pour objectif un TCAC de flux de trésorerie opérationnel ajusté(a) de 6,5 à 8,0% sur les trois prochaines années (à l’exclusion de la comptabilisation des droits de diffusion du football et des licences pour le spectre mobile et à l’exclusion de l'impact d'IFRS 16 sur nos dépenses d’investissement à imputer). Ayant réalisé une croissance financière solide en 2018, nous devons faire face à certains défis et vents contraires en 2019. La performance de notre chiffre d'affaires et notre Adjusted EBITDA en 2019 seront impactés par (i) la perte du contrat MVNO MEDIALAAN, (ii) des effets défavorables persistants d'ordre réglementaire, qui devraient décroître à partir de l'année prochaine, (iii) la réalisation complète des synergies liées à l'acquisition de BASE et (iv) des coûts commerciaux plus élevés pour accélérer la croissance en 2020 et 2021.

Nous estimons que le TCAC de revenu sur base remaniée restera stable au cours de la période 2018-2021 malgré un recul estimé du chiffre d'affaires en 2019, laissant entrevoir une évolution plus favorable en 2020 et 2021. Y compris les tendances mentionnées ci-dessous, nos résultats en termes de chiffre d'affaires en 2019 seront impactés par l'évolution des habitudes de consommation et un environnement toujours hautement concurrentiel, mettant sous pression certains pans de nos revenus tels que les revenus hors forfait, entre autres facteurs. En conséquence, nous tablons sur une diminution d’environ 2,5% du chiffre d’affaires en glissement annuel sur une base remaniée en 2019. En excluant la contribution plus faible de nos activités MVNO, la performance des revenus aurait été globalement stable en 2019 sur une base remaniée.

En 2018, nous avons réussi à convertir un chiffre d'affaires en léger déclin sur base remaniée en une solide croissance de l’Adjusted EBITDA sur base remaniée, ceci grâce à une réduction à deux chiffres de nos coûts directs induite par une baisse substantielle des coûts liés au MVNO et à une diminution élevée à un chiffre de nos autres dépenses indirectes. Si d’un côté, certains segments de notre base de coûts devraient continuer à baisser grâce à l’attention constante portée au levier opérationnel et à la numérisation croissante de nos processus de base, de l’autre nous prévoyons sciemment d'investir afin de jeter les bases de la croissance future. Dans le contexte d'un chiffre d'affaires en recul et de la réalisation de la quasi-totalité des synergies liées au MVNO suite à l'acquisition de BASE en 2018, nous prévoyons une contraction de 1 à 2% de notre Adjusted EBITDA(b) en glissement annuel sur une base remaniée en 2019. En excluant la contribution plus faible de nos activités MVNO, la performance de l'Adjusted EBITDA aurait été globalement stable en 2019 sur une base remaniée.

Comme indiqué précédemment, 2018 a marqué un pic dans notre cycle d'investissement compte tenu de la mise à niveau prolongée de nos infrastructures tant fixes que mobiles. Par rapport à 2018, lorsque le ratio sous-jacent de dépenses d'investissement à imputer par rapport au chiffre d'affaires (à l'exclusion de la comptabilisation de la licence pour le spectre mobile 2G) atteignait environ 26%, nous prévoyons qu’en 2019, nos dépenses d'investissement à imputer baisseront d'une manière substantielle en 2019 (à l’exclusion de la comptabilisation des droits de diffusion du football et des licences pour le spectre mobile et à l’exclusion de l'impact d'IFRS 16). Ainsi, nous tablons sur une croissance solide de notre flux de trésorerie opérationnel disponible(a) entre 16 et 18% en 2019 en glissement annuel.

Par rapport aux 421,9 millions € de flux de trésorerie disponible ajusté généré en 2018, nous prévoyons qu’en 2019 notre flux de trésorerie disponible ajusté sera affectés par (i) une baisse substantielle de la contribution de notre plate-forme de financement par le fournisseur vu notre objectif de stabiliser notre plate-forme par rapport à la contribution nette positive de 93,7 millions € en 2018, (ii) un impact négatif en termes de fonds de roulement en raison d’une intensité de capital plus réduite, (iii) une hausse des impôts en espèces vu l’augmentation de nos bénéfices avant impôt et (v) une hausse des charges d'intérêts en espèces par rapport à 2018 compte tenu du dividende extraordinaire payé l’an dernier et du fait que 2018 a été influencée par l’échelonnement des intérêts en espèces et des paiements liés aux produits dérivés. Pour 2019, nous prévoyons un flux de trésorerie disponible ajusté(d) de 380,0 à 400,0 millions €.

(a) Le rapprochement entre notre flux de trésorerie opérationnel disponible pour l'exercice 2019, et notre flux de trésorerie opérationnel disponible ("Operating Free Cash Flow") CAGR pour la période 2018-2021, et un critère EU-IFRS, n’est pas disponible dans la mesure où tous les éléments de ce rapprochement ne sont pas retenus dans nos prévisions, certains éléments pouvant varier fortement d'une période à l’autre.

(b) Le rapprochement entre notre Adjusted EBITDA pour l’exercice 2019 et un critère EU-IFRS, n’est pas disponible dans la mesure où tous les éléments de ce rapprochement ne sont pas retenus dans nos prévisions, certains éléments pouvant varier fortement d'une période à l’autre.

(c) Ceci n’inclut pas la comptabilisation des droits de retransmission pour le football et des licences pour le spectre mobile, et y exclut l'impact d'IFRS 16 sur nos dépenses d'investissement à imputer.

(d) Le rapprochement entre notre flux de trésorerie disponible ajusté ("Adjusted Free Cash Flow") pour l’exercice 2019 et un critère EU-IFRS n’est pas disponible dans la mesure où tous les éléments de ce rapprochement ne sont pas retenus dans nos prévisions, certains éléments pouvant varier fortement d'une période à l’autre.

(e) En supposant que les paiements de licences du spectre mobile se produiront au T4 2019 et que le paiement de l'impôt dû sur l’exercice 2018 ne se produira pas avant le début de 2020.